OYOU vous invite à l'inauguration de l'œuvre d'Emmanuel Dundic le dimanche 17 mai à 14h.
Cette nouvelle œuvre s'intègrera dans le Chemin de sculptures, projet d'art public qui comprend déjà une quinzaine d'œuvres placées harmonieusement dans le paysage marchinois.
Plus d'infos sur le Chemin de sculptures via ce lien.
Dimanche 17 mai à 14h
Rendez-vous à la gare de Barse, Ereffe 37 à 4570 Marchin
Gratuit
Infos : simon@oyou.be
Un panneau parmi d’autres, installé au croisement des chemins.
Reprenant les codes graphiques des panneaux touristiques, marqué d’un pictogramme « vous êtes ici », celui-ci détourne la fonction première de ce type de signalétique. Il intrigue, provoque un léger trouble dans notre perception, notamment par son message inattendu : Grâce à l’annulation de voyage gratuite, vous restez chez vous en toute tranquillité. Cette injonction, formulée avec humour, nous prend à revers, allant à l’encontre des indications habituelles.
Son emplacement n’est en rien anodin. Nous sommes à la croisée des routes, en plein carrefour jalonné de multiples écriteaux. Pourtant l’artiste nous invite à rester ici, chez nous, en toute tranquillité. L’affichage publique résonne particulièrement par sa proximité avec la gare de Barse, désaffectée depuis 1962. Une annulation de voyage donc et, néanmoins, une incitation à profiter d’une certaine quiétude. « Chez vous » prend ici une dimension plus vaste que celle d’un simple espace délimité par des murs. Il fait certes référence au cocon qui englobe l’intimité d’une maison tout comme celle d’un environnement connu et proche. Mais il ne se limite pas à un lieu physique défini. Il s’étend également au refuge plus intérieur et personnel dans lequel chacun·e peut se retrouver.
La lenteur et la décroissance s’immiscent tant dans l’invitation lancée par l’artiste que dans la matérialisation de l’œuvre. Discrète, ne s’imposant pas au premier regard, elle suggère visuellement tout en se fondant dans le paysage. Elle laisse à chacun·e le soin de la découvrir, de s’arrêter, de prendre le temps d’en saisir le sens. En brouillant les pistes, Emmanuel Dundic nous invite dès lors à observer, à ralentir et à interroger notre présence attentive au moment présent.
Céline Eloy, mars 2026